La suite!

Publié le par gilles



Nous voila donc parti pour une bonne marche, chargés comme des mulets…

 

Pendant la 1 ère heure, le chemin suit un lit de crique, heureusement qu’ il n’avait pas plu depuis une semaine parce qu’ on s’enfonçait déjà dans la boue jusqu’ à mi-mollet….

A intervalles régulier on devait aussi traverser des criques sur des troncs, on a vite abandonner pour s’enfoncer direct dans l’eau, parfois jusqu'à la taille, raffraichissant !

 

Au bout d’une heure de bain de boue on arrive au pied du mont, c’est là que le plus rigolo commence. Une pente au début légère qui au fur et à mesure se transforme en rochers mouillés à escalader, entrecoupés de racines et lianes qui s’accrochent aux chevilles…

 

Et là, arriver à mi-chemin, on entend Pelickman parti devant, faire des bruits bizarres. On s’approche doucement, et a 20 mètres au dessus de nous, je vois des formes noirs bouger dans les branches… Tout le haut de l’arbre bouge et entre deux touffes apparaît un kwata l’air pas tres content de nous voir sur son territoire. Autour de lui sa femelle et un bébé kwata déjà bien agile pour son age. Là il commence à casser des branches et à les balancer d’en haut ; plus ça va plus il en balance des grosses, on se dit qu’on devrait ptet continuer notre route, et on part quand il commence à nous pisser dessus, pas classe le kwata…

Malheureusement on les verra pas au retour, surement tués par la famille indienne en maraude, sniff, ils étaient mignons, avec leurs énormes queues, on aurait dit des marsupilamis .

 

La marche continu et après quelques glissades et écorchures, on sort enfin de la forêt pour arriver sur de la roche noire et brulante : Tailuaken, le 1er sommet des monts Tumuc Humac !

Après une petite grimpette en plein cagnard, vue panoramique sur la forêt, les cours d’eau, et les innombrables petites collines alentours.

 

Le 1er explorateur à avoir atteint les Tumuc Humac s’appelle Jules Crevaux vers 1900, il a raconté son expedition dans « Le mendiant de l’eldorado ». A l’époque il a remonté le fleuve pendant 2 mois a la rame, perdant au fur et à mesure ses compagnons de voyages a cause des maladies, et arrivé au sommet, il a pu constater qu’il n’y avait ni eldorado, ni sommet de plus de 1000 mètres comme dis dans les légendes. Il a ensuite pris un autre fleuve qui partait des Tumuc Humac pour rejoindre l’ Amazone, toujours en pali !

 

Le paysage clairsemé sur le mont repose, après ces jours de forêt. Quelques plantes qui s’accrochent à la roche et des bosquets d’arbres qui poussent là où l’eau ruisselle. A cette saison, il restait juste un petit cours d’eau qui faisait des minis canyons dans le paysage, et une cuvette ou nous nous lavions, buvions et lavions la vaisselle. Le soir , le coucher de soleil sur la forêt vaporeuse avec les babounes qui hurlent, la roche qui change de couleur, et le fumet de hocco qui montait du feu, nous ont fais oublié completement la marche de la matinée… Dans l’euphorie, nous avons dormis a même le sol sous le ciel étoilé, mais un bon vent a soufflé toute la nuit et je me suis réveillé avec un début de grippe.

 

Nous avons quitté la triple frontière le midi, et dans la descente, j’ai bien ressenti les courbatures de la veille à chaque fois qu’il fallait éscalader un rocher ou un tronc d’arbre !

 

Le retour en pirogue a été très chasse et tres pêche, moi qu’adore ça ! Non mais là ça allait, c’était pour ramener à manger à la famille, la femme de Supu nous avais demandé de ramener une dizaine de caimans !

La journée a bien commencer avec 10 hoccos tués en 20 minutes. Ensuite nous avons croisé des cabiais sans les tirer. Le soir au campement, les gars on mis une ligne entre la pirogue et la berge, là où Jérôme s’était baigné. A peine l’ hameçon dans l’eau qu’ils attrapent un énorme aymara (avec une énorme bouche pleine de dents), assomé à la machette. Une minute après un deuxième tout aussi gros, et quand Gabriel a pris la ligne il en a laissé échapper un bon aussi. Un peu plus tard dans la soirée, une grosse tête de caiman est venu nous dire bonsoir ; le lendemain matin, tout le monde à sauté l’heure du bain, même les indiens !

 

Le lendemain, première pluie du voyage en début d’aprem, du coup arrêt tot pour camper et vu que la grippe était toujours là, j’en ai profiter pour me reposer. Les autres sont partis vers 3 heures du mat à la chasse au caiman, je les ais plains quand je les ais vus revenir vers 5 heures, tout mouillés et la besace vide…

Petite sieste et départ à 6 heures, on devait arriver le soir à Twenké et on était encore loin. Une bonne journée de pirogue où j’ai pu voir mon premier maipouri !

Il traversait gentiment la rivière, et on l’a repéré a sa petite trompe qui dépassait pour respirer. A peine remonté sur la berge qu’il s’est pris une décharge en pleine tête. Mais vu la bête que c’est, il continu a essayer de grimper sur la berge, mais le pauvre glisse et n’y arrive pas. Il se prend une deuxième décharge et éssaye de s’échapper en nageant. 3 ème décharge, il remonte sur la berge et se prend la 4ème en pleine tête qui l’envoit définitivement au tapis, pauvre Tapir ! On le remorque jusquà la rive en face pour le dépecer. Les indiens nous disent qu’il doit bien faire 300 kilos. Ils lui coupent d’abord la tête, puis le sexe. En partant ils laissent sur le bord, tête, sexe et cœur.. ??

En chemin on bousille un nouveau caiman et on passe le reste de la journée avec à nos pieds un caiman sans tête et derrière nous un tapirs dépecé dont les tiques ayant perdu leur garde manger aimeraient bien faire de nous leur nouveau repas !

Heureusement le long du trajet on voit aussi des dizaines de couples de aras multicolores, des toucans, perroquets, papillons , ça fais chaud au cœur après la boucherie de ces derniers jours !

 

Voilà ! Le lendemain on se retape une journée de pirogue complète en allant chercher Waktiman à Maripasoula, et le soir je m’improvise DJ pour l’anniversaire de Caro, la cops de Gabriel,  une bonne fête en apothéose !

 

Bon les amis, j’éspère que vous avez apprécié ce récit, soyez indulgent, et si vous êtes plus visuel, mes parents ont les photos.

 

Sinon j’ai encore quelques réprimandes à vous faire ! J A part pour ma sister qui je doit le dire, a un super blog et sait bien raconter ses aventures dans le pays des glaçons, je n’ai pas de nouvelle de ce qui ce passe dans ce pays qu’on appelle ici la métroplole. C’est vraiment si mort qu’on le dit partout ? Si vieux, si gris si moche qu’il n’y a rien a raconter à part que Sarko est un dangereux dictateur en puissance ? Constatation par ailleurs évidente pour qui lit et s’informe un minimum ! Si fliqué si controlé qu’il n’y a pas de concert, de fête a raconter ?? Allez les gars lachez vous ! Racontez un peu, si il y a encore un peu de vie dans cette France ou il faut un drapeau dans chaque maison et un flic devant chaque école ! Nico, Thepault, Céline, Laval est toujours aussi léthargique ?? Sonia, Dothy, Mathilde,Isa il n’y a même pas trois lignes à raconter sur Paris ?! Et les retraités voyageurs, Guy Hélène, René Thérèse, Gaby Dany, pas une belle aventure au détour d’un chemin creux ? 

Donnez moi envie de m’arrêtez un peu chez vous cet automne avant que je reparte sous mes chers tropiques !

A vous de jouez !

Plein de bonnes vibrations à tous, de l’inspiration, et de l’envie pour aller un peu plus loin que ce qu’on CROIT être loin. Allez, on s’bouge la dedans !!!!! 

Pour finir j’en remet une petite couche sur Sarko. A propos vous savez que Grand Santi est la commune de Guyane qui a le plus voté pour Ségo, 62% contre 15% pour Sarko, vive Grand Santi !!!  Par contre à cause de l’immigration Sarko a eu 42% dans l’ensemble de la Guyane, triste littoral ….

 
 
 
 
Blague sarkoziste
 
Une blague qui vous fera bien rire (à quelques exceptions près, 
désolé!) et de bonne guerre en cette période ...
 
Lorsque Dieu créa le monde, il décida de concéder deux vertus à chacun des hommes qu'il venait de façonner afin qu'ils puissent prospérer dans l'harmonie et le bonheur.
 
C'est ainsi qu'il distribua ces vertus:
 
- Il rendit les Suisses ordonnés et respectueux de la loi,
- les Anglais, opiniâtres et flegmatiques,
- les Japonais, travailleurs et patients,
- les Italiens, joyeux et romantiques,
- et quand vint le tour des Français, il dit: Ceux-là seront intelligents, honnêtes et sarkozistes.
 
Quand le monde fut achevé, l'ange Gabriel que Dieu avait chargé de 
la distribution des vertus lui demanda:
 
- Seigneur, j'ai fait comme tu m'as dit et j'ai octroyé à chaque peuple les deux vertus que tu as choisies pour eux, mais j'observe que les Français en ont eu trois... Est-ce parce que tu as pour eux une préférence secrète ou pour qu'ils se placent au dessus des autres?
 
- En vérité Je te le dis, Gabriel, je leur ai accordé trois vertus parce qu'effectivement ils se croient au dessus des autres peuples, mais soit rassuré dans mon esprit de justice, chaque peuple a bien deux vertus et deux seulement, y compris les Français car chacun d'entre eux ne pourra en posséder que deux à la fois.
Ainsi :
- Si un Français est sarkoziste et honnête, il ne sera pas intelligent.
- S'il est sarkoziste et intelligent, il ne sera pas honnête.
- Et s'il est intelligent et honnête, il ne sera pas 
sarkoziste
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Publié dans guyane

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C
Et voici un petit coucou de la métropole ! Rentrée depuis le 12 mai et j'enchaine soirées, restos, ballades, et même un ptit concert (québécois bien sur). Laval ne semble donc pas si mort à première vue. Mais moins d'animaux exotiques cependant (même si le petit chat des parents est vraiment trognon). Je voulais demander l'asile politique après le 6 mai mais bon, je vais attendre un peu et peut-être militer un peu ...En tout cas c'est bien, tu as réussi à publier tout seul comme un grand. Par contre, on peut pas lire toute ta blague.
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M
Ben c'est vrai que c'est plus parlant avec les photos et films, et la musique d'accompagnement s'il vous plaît !<br /> Merci pour cette nouvelle histoire d'escapade aventureuse.<br /> A Laval, grand et beau soleil, déjà l'été. Et puis, en ce joli mois de mai avec ses grands ponts, le coeur est plus à la ballade qu'au bureau. Va pourtant falloir s'habituer : boulot boulot il a dit Sarko ! En attendant, ce week-end, direction le Mont St Michel pour la visite de son abbaye (après avoir voté, citoyens quand même ! et y croire juste encore un peu). Ensuite Cancale et ses huitres (hummmmmmm) et la cité corsaire. <br /> A bientôt, pour d'autres aventures. Bisous.
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